Avec ou sans sucre ?

  • Sylvie vous accueille le jeudi de 11h à 12h dans son joyeux bazar

    Selon l’humeur, les rencontres et les envies :

    Un édito coup de coeur, de dent, de tête ou de gueule !
    Des invités qui passent pour une « Pause café » rapide
    Des idées sorties et découvertes de fin de semaine (concerts, médiathèques, cinéma, théâtre etc…)
    Des focus découvertes musique
    Des chroniques déjantées (ou pas) Sans filet !, Le rêveur baroque, No Spoil !, conseils lecture de libraires indépendants

    Et de la musique sans tabou ni frontière, pour des matinées entre groove et douceur

  • Productrice / Animatrice : Sylvie Mabilon
    Émission en direct : jeudi de 11h à 12h
    Rediffusion : jeudi à 17h

    Une émission Radio BLV

2022-2023

AOSS Jeudi 2 février 2023

Edito

Nous voilà entrés dans février le mois le plus court de l’année et généralement le plus froid.
Ce drôle de mois doit son nom à Februa, Dieu de la mort et de la purification chez les étrusques. C’est le temps de dormance pour mieux profiter de mars le dieu guerrier qui doit venir gorger d’eau la terre pour la nourrir avant l’éveil d’avril. Ca c’est ce qui devrait se passer si la planète tournait rond.
Mais n’anticipons pas et réjouissons nous pour le moment d’avoir gagné une heure de soleil depuis le début d’année !!! Quel bonheur chaque jour de découvrir que le temps de lumière s’allonge. Le gris s’accroche encore un peu au ciel mais le jour défend ses terres avec ardeur et la nuit recule, pas à pas.

De la bataille contre l’obscurité à celle contre l’obscurantisme il n’y a qu’un pas que je franchis allègrement pour une autre raison de nous réjouir. Le Sénat a adopté l’inscription du droit à l’avortement dans la Constitution.
Le chemin est encore long et on parle de liberté d’avorter plutôt que de droit mais le premier pas est franchi et il faut s’en féliciter.
L’institutionnalisation de ce droit sera une reconnaissance pour les femmes de France mais ce sera aussi un flambeau dont les femmes du monde pourront s’emparer pour se défendre et combattre pour leur droits.
Soeurs afghanes que l’on fait disparaître, soeurs iraniennes que l’on massacre, soeurs de tant de pays que l’on punit d’être femmes, à qui on refuse le droit de disposer de leurs corps. Une pensée à vous toutes et à tous les hommes qui luttent à vos côtés.
Le droit à l’humanité n’a pas de sexe ni de genre, il est notre bien commun.

Aujourd’hui, ici, c’est la Chandeleur. La tradition veut que l’on tienne une pièce dans une main pendant qu’on fait sauter sa crêpe de l’autre pour s’assurer bonne fortune toute l’année. Je vous propose d’en faire sauter une en pensant aux femmes du monde pour leur souhaiter bonne fortune, et qui sait ? On peut rêver qu’un afflux de pensées bienveillantes fera un peu bouger les choses…

PAUSE CAFE
Facteurs Chevaux, concert à la médiathèque La Passerelle
Dire de Facteurs Chevaux que c’est du folk est un peu réducteur, entre guitare et voix ce qui se joue c’est dans le ténu, dans les harmonies en creux…

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AOSS - Jeudi 26 janvier 2023

Edito

Dans l’Antiquité les activités artistiques étaient séquencées en neuf genres chacun marrainé par une muse.
Dans ces activités artistiques reconnues on retrouvait la musique et la comédie mais aussi de plus surprenantes telles la géométrie ou la poésie érotique.

A chaque époque ses arts, aujourd’hui on en liste 10 : l’architecture, la sculpture, les arts visuels, la musique, la littérature et tout ce qui se rattache à l’écriture, les arts de la scène, le cinéma, les arts médiatiques, la bande dessinée et les jeux vidéo/ multimédia.
Dans l’affaire certaines muses ont disparu et si Euterpe peut toujours inspirer les musiciens et musiciennes, Clio pleure de voir l’histoire disparaître des arts, comme elle disparaît de l’enseignement.
Réjouissons nous tout de même d’avoir gagné de nouvelles cordes à l’arc des arts. Mais pas de voir les muses remplacées, trop souvent, par les banquiers, producteurs et autres financeurs, nouveaux inspirateurs d’arts devenus industrie.
Heureusement il existe encore de valeureux guerriers et guerrières de la création sans placement de produit, sans intelligence artificielle, sans statistiques.

Il est un art qui a gagné sa reconnaissance à coup de planches et de bulles, de ligne claire, de manga en comic strips : La bande dessinée. Devenue 9è art elle se décline dans la plus grande liberté de forme et de fond pour devenir un champ d’exploration fabuleux. Aujourd’hui elle revient en force, vivifiante, avec des auteurs et autrices qui s’emparent de ses codes sans aucune contrainte.
La bande dessinée est un art accessible. Elle ne fait pas crouler le lecteur hésitant sous des injonctions de lecture. La BD offre une liberté d’accès à l’histoire racontée et selon son goût c’est le mot ou l’image qui va être la porte d’entrée pour mieux apprécier cet art subtil du tissage des deux qui font les grandes oeuvres.

Nous sommes un peu loin d’Angoulême mais courrez dans nos médiathèques et nos librairies, vous trouverez forcément la BD qui vous fera aimer les autres si vous n’êtes pas encore convaincus.
Quand aux muses… je suis sûre qu’elles ne sont pas si loin et qu’elles viennent chatouiller les pieds des artistes la nuit.

PAUSE CAFE
Les Journées de recherche et de création Weather Report à l’ESAD. Les arts de subsister dans un monde abîmé.
Avec Johanna Renard, prof d’histoire de l’art, Eleonore et Antoine étudiant.e.s.

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AOSS - Jeudi 19 janvier 2023

Edito

Il y a le jour de l’an, le jour du dépassement, le point du jour, le jour de dentelle.. Et puis il y a le jour de grève.

Le jour de dentelle c’est un espace vide qui met en relief les points qui le jouxtent et fait valoir la beauté complexe de l’ouvrage.

Le jour de grève c’est le jour où l’ouvrage individuel est suspendu pour défendre le collectif.

Comme dans la dentelle, ce sont les espaces vacants qui rendent l’ensemble cohérent et remarquable.
Jour de grève, droit fondamental des citoyens à montrer leur désaccord à des autorités élues ou pas qui outrepassent leurs droits, qui ne respectent plus leurs responsabilités.
Aujourd’hui une partie du peuple est ou sera dans la rue pour dire que le mot retraite n’est pas seulement synonyme de lignes de chiffres et que chacun chacune a droit de profiter en toute quiétude à un temps où le travail n’est plus l’axe du quotidien. 

Travailler vient du latin tripaliare qui signifie torturer dérivé de l’instrument de torture tripalium. 

Il ne s’agit pas de faire de raccourcis un peu trop faciles mais la réalité est que le corollaire de travail est effort. Quand bien même vous exercez un métier passionnant, dans lequel vous vous investissez avec plaisir, vous devez fournir des efforts qu’ils soient intellectuels ou physiques ou les deux, le corps et l’esprit sont mis à l’épreuve. L’âge venant ces deux compères ne demandent qu’à continuer à fonctionner mais plus en douceur, avec respect. 

C’est le temps de la retraite. 

Que chacun chacune puisse choisir d’aller jeter sa canne à pêche, faire le tour du monde en vélo, buller dans son fauteuil, donner du temps bénévole, s’occuper de ses petits enfants, cultiver son jardin qu’importe. 

La retraite est un droit et on doit pouvoir en profiter aussi longtemps que possible dans les meilleures conditions possibles.

A Valence le rdv est donné à 14h30 au Champ de Mars

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AOSS - Jeudi 05 janvier 2023

Edito

Bonne année ! Vous pensiez y échapper ??? Et bien non !

Pas mal d’entre nous ont une petite hésitation avant de se la souhaiter bonne… 

A force d’annonces de sobriété, de conflits qui ne cessent pas, de sales petits bonshommes qui se prennent pour les maîtres du monde, d’une météo insensée ou de gens qui dévissent, forcément on marque un temps d’arrêt avant de se dire Bonne année joyeusement.

On devient modeste, on se souhaite de la joie, la santé, le bien-être. Mais rares sont celles ou ceux qui s’aventurent sur un souhait de bonheur.

Quand aux souhaits de richesse ou prospérité qui faisaient flores, ils ne sont plus d’actualité, passés de mode. Signe de décroissance ou de réalisme aigu ? Peut-être un peu des deux.

En ce début d’année 2023, pour ma part je me félicite d’être toujours là, vivante. D’avoir pu partager la première heure de 2023 avec des amis et de regarder vers l’inconnu de ces 365 jours à venir avec gourmandise
Dimanche 1er janvier le ciel était changeant et sur le massif de Crussol on avait une double vue, d’un côté des nuages noirs sur fond de plomb et de l’autre une crête se coupant sur un ciel bleu flambant neuf. 

Cette année, comme les autres oscillera entre ciel de plomb et ciel d’azur, et ce qui en fera le sel c’est de pouvoir trouver dans chacun la beauté cachée. A nous de décider de cultiver notre enthousiasme à vivre, de faire de 2023 ce qu’on voudra qu’elle soit quelles que soient les réalités que nous aurons à traverser.

Bonne année donc à chacun, à chacune, à toutes celles et tous ceux que vous aimez et aux autres aussi  !

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AOSS - Jeudi 15 décembre 2022

Pour cette émission Sylvie était accompagnée de Cannelle et Rémi en stage de 3è.

Edito

15 décembre,
l’année tire doucement à sa fin dans une ambiance pré apocalyptique pas folichonne.

On se creuse pour choisir des cadeaux éthiques et pas tocs, utiles et pas débiles qui respectent notre porte monnaie autant que la terre et les vivants qui l’habitent…
On balance entre un étal de chaussettes en pure laine de chèvre tricotées mains par une artisane locale, la devanture d’un caviste de bon conseil sur les des vins naturels de nos terroirs drômois, le portant de bijoux fabriqués loin mais par une coopérative de femmes qui font vivre leur famille ou encore les allées de chez Emmaüs à la recherche de l’objet à détourner ou du jouet à recycler…

A force de bonne volonté, noyés sous la guimauve des bons sentiments il arrive que notre cerveau bug et se laisse happer par les sirènes de la commande en ligne et du cadeau mode, inutile et pas carbonocompatible du tout…
Ca arrive, et si une crise de telle nature vous prend, laissez à votre cerveau le temps de descendre de sa surchauffe, sortez faire quelques pas dans le froid vif, faites-vous un chocolat chaud de réconfort et acceptez votre imperfection très humaine !

J’en étais à peu près là de mes réflexions, stylo en main pour élaborer la fameuse liste de cadeaux quand je suis tombée sur un article de Reporters sans frontières.
“Le bilan des exactions commises contre les journalistes dans le monde, publié chaque année par Reporters sans frontières (RSF), enregistre en 2022 un record de 533 journalistes en détention. Le nombre de journalistes tués dans le monde, 57, repart à la hausse. En outre, 65 journalistes sont otages et 49 portés disparus.”
Nous sommes en 2022 et de partout dans le monde la liberté de la presse semble menacée, de l’assassinat de journalistes à des formes plus fourbes mais tout aussi dangereuses à long terme.
Quel rapport avec les cadeaux me direz-vous ? Depuis trente ans, Reporters sans frontières publie 100 photos pour la liberté de la presse, série de recueils de photos où l’on croise les plus grands photoreporters de Brassaï à Vincent Munier en passant par Martin Parr. Il y a aussi 100 dessins pour la liberté de la presse de Riad Satouf ou Sempé. Toute une série de livres dont 100% des bénéfices reviennent à Reporters sans frontières.
En septembre dernier António Guterres, Secrétaire général des Nations Unies a déclaré : « Sans liberté de la presse, la démocratie ne peut survivre » –
En voilà donc un beau cadeau à faire et à se faire : un peu de démocratie…

Pause Café : Sylvie Sagot Duvouroux Cie E il Piano va

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AOSS - Jeudi 8 décembre 2022

Edito

Au regard du nombre de raisons de s’agacer en ce moment il devient difficile de trouver un angle d’édito un peu léger…
Le froid est là qui nous fait nous recroqueviller sur nous même, tenir serrés les pans de nos manteaux et remontés bien haut sur le cou les zips de nos doudounes. Bonnets, écharpes et gants complètent la panoplie et sous notre armure de tissus nous voilà, pressant le pas d’un point à l’autre sans trop relever le nez.
Le sourire à l’inconnu que l’on croise sur le trottoir n’est pas dans nos habitudes, mais là ça devient mission impossible !
Et déjà les rumeurs courent de retour des masques…
Il paraît que le froid conserve…
Pas sure qu’en Ukraine ils apprécient le régime cryogénique! Pas plus que celles et ceux qui dorment dans les rues.

Ce matin j’entendais qu’en région parisienne certains hôpitaux font sortir des mamans qui viennent d’accoucher même sans solution d’hébergement faute de place.
Entre le café et la douche ces infos vous tombent dans l’oreille distraite par la tartine, au milieu d’autres plus futiles. Et parfois le cortex cérébral s’ébranle, il se secoue et c’est comme une décharge. La conscience s’ouvre grand et vous visualisez parfaitement la scène : cette maman qui se relève de couches avec son nouveau né empaqueté dans les bras, un ou deux sacs aux épaules qui se retrouve sur le parvis de l’hôpital le visage giflé par le froid piquant. Elle abrite au mieux son nourrisson pour lui transmettre sa chaleur.
Vous la voyez cette maman posée au milieu du parking sans autre issue que de se mettre à marcher vers un inconnu où s’abriter peut-être ?
La tartine prend soudain un goût saumâtre et quand vous sortez, bien au chaud dans des vêtements adaptés, vous remerciez le hasard qui vous a fait naître dans un endroit en sécurité, dans une vie où vous avez eu le choix.
J’envoie toute ma tendresse à ces mamans qui n’ont pas toujours choisi de l’être et qui se retrouvent seules à faire de leur mieux pour survivre et protéger leur enfant.

J’ai choisi pour le morceau qui fait bouger de ce jeudi 8 décembre un titre de Jon Baptiste intitulé I need you tiré de The summer collection pour mettre un peu de chaleur dans nos oreilles et nous rappeler que nous avons toutes et tous besoin les uns des autres.

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AOSS-Jeudi 20 Octobre

L’Edito:


« Je vous prie de m’excuser »

« Désolée »

« Oh ! pardon ! »

« Excuses moi »

« Je suis confuse »
Autant de petites phrases qui disent notre malaise face à une maladresse, une énorme bourde voire une méchanceté faite à une ou des personnes.

De plus en plus souvent, j’entends dire “il ne faut pas s’excuser”, “ne dites pas je suis désolée”.

Comme si le fait de porter préjudice à autrui même de façon infime et surtout involontaire n’avait pas d’importance et que ce qui comptait c’était de paraître sans faille.

Qu’à partir du moment où on “ne l’a pas fait exprès” tout était pardonnable, pardonner, et que les conséquences de notre maladresse n’avaient aucune importance dans la mesure où on ne se sentait pas responsable.

Voilà bien un des effets de l’auto centrisme devenu référence aujourd’hui.

Ne pas présenter d’excuses c’est tout à la fois: nier, être faillible, refuser nos aspérités, nos imperfections, et nier l’autre d’une certaine manière.
Pourtant, qu’est ce qu’elle est magnifique la palette de nos imperfections, de nos humeurs inégales, de nos coups de sang, de nos coups de pompes, de nos fragilités, de nos fêlures, de nos émotions, de nos erreurs.

De tout ce qui fait que nous ne sommes pas lisses, pas identiques, pas formatés.

Quand on présente des excuses, ce n’est pas d’être qui nous sommes qui compte mais d’avoir gêné l’autre, de lui avoir causé un inconfort, de l’avoir blessé.

C’est juste dire à l’autre: je te reconnais, tu existes, et rien n’est si grave qui ne puisse passer si on se parle et on s’écoute.
Alors vive les excuses, les politesses et toutes les petites attentions qui font que vivre ensemble est agréable !
Allez hop ! Sans transition, du blues rock pour bouger et se décrasser les oreilles avec Scott Van Zen In a world gone crazy parce que oui le monde est devenu fou mais on peut encore le faire évoluer à notre échelle personnelle !!
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AOSS-Jeudi 13 Octobre

L’Edito

Savez-vous qu’il existe trois sortes de seins ?

Ceux constitués majoritairement de glandes, ceux constitués majoritairement de graisse et ceux où les une et l’autre sont approximativement équivalente.

Autant de femmes, autant de seins et chez une même femme deux seins différents.

La nature fait bien les choses qui nous rendent singulières!

Mais la nature est joueuse et parfois cruelle quand elle laisse s’installer au sein de nos seins des malfaisantes cellules porteuses de cancer.

Nous sommes en octobre et ce mois des couleurs d’automne porte maintenant celle du rose symbole de la lutte contre le cancer du sein.

Alors les filles : Toutes à la mammo !!!

D’accord, c’est pas une partie de plaisir, se faire aplatir les seins par une machine et se faire tripoter dans tous les sens c’est pas très tralala boum youpi ! Mais on a pas encore trouvé mieux pour dépister le vilain crabe ou d’autres indésirables venus discrètement coloniser nos poitrines généreuses, plates, en poire, molles, pleines ou autres !

Le crabe n’a que faire de la forme de nos seins.

J’ai passé la mammo hier et je tiens à saluer les opératrices radio qui font souvent de leur mieux pour alléger l’inconfort et qui sont prévenantes et bienveillantes malgré un emploi du temps chargé avec souvent une reconnaissance proche de zéro.

Pour cause de mastose et calcifications, j’ai eu droit à une double dose et à une échographie. Et là, c’est le médecin qui opère.

Allongée sur la table, poitrine nue, mains sur la tête, je l’écoute dérouler une litanie de jargon médical auquel je ne comprends rien et je finis par lui demander ce qu’il en est. Il me répond : vous avez le sein compliqué.

J’avais entendu beaucoup de choses mais celle-là jamais…

Rassurez-vous rien de grave en ce qui me concerne et donc je garderai cette réponse comme un sourire au milieu de tout ça.

Mais les filles ne vous laissez jamais maltraiter par la méconnaissance. Posez vos questions et n’oubliez pas toutes à la mammo !

Pour démarrer ça fait bouger un peu en groovant :

Boob’s par sisterhood project
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AOSS Jeudi 22 septembre

L’Edito

L’automne est là, et comme chaque année on se dit brrr fait froid ! Ca surprend, c’est venu d’un coup.
L’air devient plus vif, ça pique aux joues le matin, les arbres qui n’ont pas brûlé cet été amorcent la rousseur à venir, on s’interroge devant nos garde robes, faut-il vraiment ranger les vêtements d’été ? 

Bref, c’est l’automne, si ce n’est que cette année la donne a changé et la perspective de l’hiver annoncé par ce froid soudain devient dramatique pour beaucoup.
Un grand cirque médiatique s’est mis en branle pour nous avertir que cet hiver nous aurons froid et que nous devrons apprendre à être économes.
Après le green washing et le women washing voici le climato washing mais avec option treillis.

Se rendent-ils et elles compte tous les donneurs et donneuses de leçon qu’une majorité des gens vivent déjà avec 4 couvertures et 2 pulls en plein hiver, qu’ils ne prennent pas des douches à rallonge, qu’éteindre en sortant d’une pièce fait partie de leurs évidences et que même ma grand-mère mettait un couvercle sur l’eau des pâtes ??

Oui ça m’agace tout ce grand cirque hypocrite car si le dictateur Vladimir n’avait pas décidé de couper les robinets, pas sur que la mobilisation pour la sobriété aurait eu autant d’écho même si les spécialistes du climat la réclament depuis pas mal d’années maintenant…

Alors, oui on va toutes et tous faire attention, mais pas parce qu’on nous le demande mais bien parce qu’on aura pas le choix…
Faire appel au sens du collectif quand les solutions proposées sont par exemple de fermer des universités durant au moins 15 jours me paraît plus que douteux.
Qui seront les plus impactés ? Les étudiants et étudiantes pauvres, celles et ceux qui vont se retrouver dans des chambres glaciales avec une connexion approximative pour suivre des cours dans des conditions lamentables.
Comment vont-ils et elles trouver cette idée de l’effort collectif ? Quelles seront à moyen et long terme les conséquences de ce mépris de celles et ceux qui sont déjà dans l’inconfort voire à la limite de l’indigence ?

Je remonte mon plaid et je vous propose, le morceau qui réveille de ce jeudi 22 septembre, on va bouger et se réchauffer avec un nouveau groupe qui nous arrive de La Réunion, Mouvman Allé et le titre Sokoué marmaille.

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220915 AOSS

L’édito :

Tu parles d’une reprise … 

Entre les petits soldats et le mépris de ceux qui les orchestrent, une centrale nucléaire à bout de souffle, le Royaume Uni qui se demande quel pays va faire bande à part, on peut comprendre que Jean-Luc Godard ait choisi de tirer le rideau !
Gorbatchev, la reine Elizabeth, deux figures du siècle dernier, le photographe William Klein, témoin de ces époques qui font maintenant partie de l’histoire…

Ils et elle avaient fait leur temps et accompli leur tâche, on leur souhaite bon voyage de l’autre côté s’ il y en a un.
Et nous on reste… Avec une sacrée gueule de bois. 

Le réchauffement climatique qui s’emballe, la folie des extrêmes religieux et politiques qui se normalise un peu partout… 

Aujourd’hui c’est en Suède qu’un parti issu de mouvements néo-nazis devient composante du nouveau pouvoir.

La mémoire est fragile, elle est malléable, elle a besoin qu’on l’entretienne. L’histoire devrait redevenir un des piliers de l’enseignement tout autant que le langage qui permet de comprendre des concepts, d’exprimer ses opinions autant que ses émotions et enfin de faire peuple.

Mais on choisit, comme toujours, la courte vue, investir dans l’éducation nationale et permettre à tous les enfants d’accéder à des connaissances communes avec un enseignement de qualité ça ne rapporte rien dans l’immédiat. Alors on colmate, on fait du bouche trou et on croise les doigts pour que ça tienne jusqu’à la fin du mandat. Après moi le déluge!
Tu parles d’une reprise… 

Enfin… Tout ça C’est politique, et c’est pas moi qui le dit c’est Didier Wampas que je vous propose tout de suite en morceau qui réveille LES WAMPAS C’est politique

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2021-2022

220630 AOSS

L’édito :

saison avec les émissions et chroniques qui s’arrêtent définitivement, celles qui continuent et celles qui sont en maturation que vous découvrirez à la rentrée.

C’est toujours un temps spécial, une fin de saison. 

On fait le bilan, on prend la mesure du chemin parcouru, des défis relevés, des plantages digérés, des aléas évités ou pas, des magnifiques rencontres, des coups de grisou, des grands moments de solitude et des éclats de rire.

Dans une radio associative c’est le moment où on se rend compte qu’on a fait des miracles malgré des moyens restreints et qu’en contemplant toutes ces heures de sons si riches et variés on a vécu encore une sacrée belle aventure humaine. 

Car n’en doutez pas c’est l’humain qui nous anime, l’humanité qui nous fait vibrer. 

Une radio c’est un lieu de rencontres, de transmission, de partages, une passerelle. Et Radio BLV a encore rempli cette mission avec brio cette saison grâce à une équipe enthousiaste qu’ils et elles soient salariés ou bénévoles. 

Les humains et humaines qui ont permis que cette saison existe sont formidables et c’est bien qu’ils.elles l’entendent ! 

Louis Chedid chante “on ne dit jamais assez aux gens qu’on aime qu’on les aime” il fallait être gonflé pour donner un titre pareil à une chanson… 

Mais il a raison, la vie passe, on court beaucoup, chacun chacune à nos affaires personnelles ou professionnelles et on ne prend pas le temps de se dire je t’aime, de se dire bravo, de se consoler, de s’enlacer, de s’écouter. 

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220623 AOSS

L’édito :

89

Jusque là 89 évoquait pour moi 1789, la Révolution française avec le meilleur et le pire. 

Mais aussi le bicentenaire de ladite révolution 1989, mis en scène par Jean-Paul Goude avec une image particulièrement gravée en rétine et mémoire : 

Jessye Norman drapée dans un gigantesque drapeau bleu blanc rouge chantant la Marseillaise sur les Champs Elysées face à une foule silencieuse et recueillie.

Pour les plus jeunes d’entre vous qui nous écoutez, Jessye Norman était une grande cantatrice soprano noire américaine à la stature imposante et le couturier Azzedine Alaïa qui avait signé son extraordinaire robe était franco tunisien.

Je vous conseille d’aller visionner les images sur le site de l’INA, et vous me direz si vous n’avez pas les poils qui se dressent d’émotion !

Nous humaines et humains avons besoin de symboles pour faire peuple, pour se souder autour d’idées autant que pour nos mémoires sursollicitées, celui-là a accompagné toute une génération. Tout n’était pas idyllique loin de là mais pour la jeunesse de ce temps le geste était fort et la devise Liberté, Egalité, Fraternité pouvait prendre son sens.

89

Aujourd’hui nous sommes en 2022 et ce nombre de 89 est celui des députés d’extrême droite qui entrent à l’assemblée nationale. 

Difficile de faire plus clair comme symbole d’un peuple qui va mal et est prêt à ouvrir son coeur à des ogres qui s’en repaîtront dès que possible. 

Je pense à ma grand-mère arrivée à 8 ans en France de son Italie natale et dont le frère a été assassiné par les sbires de Mussolini, comme tant d’autres pauvres gars qui ne demandaient qu’à vivre leur jeunesse.

Je l’imagine devant sa télé quittant ses lunettes pour essuyer des larmes de désarroi devant ce nombre : 89.

Mais visiblement l’histoire n’a plus qu’une importance relative, le débat de fond et l’argumentation ne sont plus de mise, seules les vitupérations et les idées réduites à des slogans font recette.

89.. 

Il va falloir vivre avec mais surtout faire de notre mieux pour permettre aux désespoirs et aux égoïsmes de se dissoudre, de comprendre que la force d’un pays c’est sa capacité à l’invention, à l’évolution, à l’ouverture et retrouver le sens de ces mots Liberté, Egalité, Fraternité.

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220609 AOSS

L’édito :

La première phase du plan climat du CNC entre en vigueur cette année, les cinémas se mettent au vert. La prise de conscience est réelle et suivie d’actes depuis longtemps déjà dans les productions cinéma et télé où les pratiques vertueuses se sont installées. 

Côté salles de cinéma c’est pas si simple et les investissements nécessaires vont devoir être compensés si on veut éviter une surpénalisation des salles et donc une fermeture.

Pourquoi je vous parle de ça ? 

Et bien parce que je suis agacée de voir les donneurs de leçon tomber sur le paletot de la culture et de la création une fois de plus alors que les plus grands pollueurs continuent à danser en rond en toute impunité.

Demander toujours plus aux plus fragiles et à celles et ceux qui sont déjà prêts et prêtes à faire les efforts nécessaires, c’est facile. 

Quand il s’agit de taper sur les doigts de plus forts que soi, il y a beaucoup moins de candidats et candidates !

Les artistes et toutes les filières de la culture et du spectacle vivant ne sont pas à la fête depuis deux ans et dans notre belle région ce que le président d’Auvergne Rhône Alpes nomme des “réorientations budgétaires” aboutit à des risques de fermeture de lieux et disparition de festival.

Ce seraient 4 millions d’euros qui ont été supprimés pour 140 acteurs culturels sur le nouveau budget de la région.

A Lyon la villa Gillet se voit supprimer 100% de sa subvention régionale, ou encore, plus proche de chez nous, le festival VOCHORA à Tournon parle de 15 à 20% de la dotation évaporée.

Je choisis volontairement le terme évaporé car, à ce jour, la réorientation dont Laurent Wauquiez parle n’est pas très claire en termes de lignes budgétaires. On évoque des arbitrages, notamment dirigés vers « des territoires les plus éloignés de l’offre culturelle” et un hermétique fonds COVID dont on ne sait pas trop à qui il va profiter.

Lorsqu’on se penche un peu plus avant, on peut voir que ce sont majoritairement les grandes infrastructures culturelles de Lyon et Grenoble qui pâtissent de manière totalement arbitraire puisqu’aucune concertation n’a précédé ces décisions.

De là à imaginer que ces deux métropoles sont en quelque sorte punies de leurs orientations municipales, il y a un pas que je ne franchirai pas et je vous laisserai réorienter vous mêmes vos arbitrages vers les territoires que vous souhaitez !

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220602 AOSS

PAUSE CAFE : Habib Faroukh et Yves Aouizerate, membres de l’armée mexicaine le band de musiciens du regretté Rachid TAHA – La chronique du Rêveur Baroque.

L’édito :

Un jardin extraordinaire, un jardin de curé, un jardin à la française, un jardin punk, le jardin d’Eden, un jardin à l’anglaise, un jardin potager, un jardin secret, un jardin ouvrier… 

Et tant d’autres 

à cultiver, à choyer, à vivre au quotidien ou de temps en temps, 

un endroit où poser ses pieds nus sur l’herbe douce, les narines frémissantes à l’affût des parfums du printemps éclatant des jasmins, chèvrefeuille et autres roses. 

Un bout de terre où transpirer ensemble ou en solitaire penché sur la bêche ou un genou en terre pour y mettre les jeunes pousses de légumes qui deviendront délices en bouche un peu plus tard.

Le jardin école de patience, l’endroit où on a droit de se tromper si on attend pas après pour se nourrir, l’endroit de transmission par excellence entre celles et ceux qui ont la science acquise par l’expérience et celles et ceux qui vert tendre sont avides de connaissance et savoir faire. Savoir être aussi car pour entrer dans un jardin il faut savoir se faire humble que ce soit pour admirer les hampes d’acanthe, humer la menthe toute fraîche poussée ou pour cueillir les fraises cachées sous leurs jolies feuilles.

On ne fanfaronne pas au jardin, on est attentif, les sens en éveil. On peut se délecter du temps qui passe nichés au creux du végétal mais toujours vigilant pour évacuer aux premiers signes les fâcheux qui s’invitent pucerons et autres limaces ou champignons mal venus. Parfois l’enveloppe est belle mais le mal avance caché sous l’écorce, il faut savoir le détecter au plus vite avant que de pleurer son jardin perdu…

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220324 AOSS

PAUSE CAFE : Spéciale Mars des Femmes avec Cat de l’association Titanes et Laure de la librairie LA LICORNE autour de leurs coups de cœur livres féministes et non sexistes – L’agenda des sorties culturelles – La chronique du Rêveur Baroque

L’édito :

24 février 2022 – 24 mars 2022

Un mois.

Un mois que la Russie a déclaré la guerre à l’Ukraine. 

Un mois qu’après deux ans de dépression nous nous sommes statufiés devant nos écrans envahis de chars, de décombres et de corps.

Un mois que chacun chacune oscille entre stupéfaction, colère, peur et sentiment d’impuissance.

Un mois que l’Ukraine, que la majorité n’aurait su poser sur une carte, est devenue pour son malheur le centre du monde. 

Un mois que l’on entend des témoignages terribles et que l’on voit la solidarité se développer.

Un mois que des camions aux voitures personnelles chacun veut faire partie de celles et ceux qui diront “j’y suis allé” avec une soif de se sentir utiles sur laquelle on pourrait discuter.

Un mois que les haines stupides se déploient contre les un ou les autres. 

Aujourd’hui ce sont ces haines qui m’inquiètent de ce qu’elles portent en elles de graines pourries qui ne pourront donner que des jardins de pleurs.

Vladimir Poutine a balayé les tabous qui nous gardaient en paix en Europe depuis bien longtemps et on voit ici et là les partisans des nationalismes les plus ultra et effrayants faire leur beurre de cette cuisine fétide.

Aujourd’hui je pense à toutes celles et à tous ceux qui meurent sous les bombes russes, ou qui tentent de trouver des solutions de survie en ayant laissé derrière leurs vies qui coulaient paisibles ou pas. 

Je pense aussi au peuple russe qui voit se refermer les grilles autour de son pays avec pour beaucoup une terreur que l’on imagine pas.

Je pense aux années perdues de travail en commun, d’avancées pour un avenir meilleur, pour vivre en paix en apprenant à se comprendre.
Alors que faire sinon regarder celle ou celui qui est là à nos côtés venus d’on ne sait quel pays pas plus paisible que l’Ukraine, comme notre semblable ? Apprendre à vivre, analyser et anticiper plutôt qu’à réagir et à girouetter selon le vent médiatique ou réseausociatique du moment… 

Transmettons aux enfants les valeurs de respect de la vie et montrons leur les belles choses accomplies car il y en a. C’est sur ce socle qu’ils et elles pourront construire un avenir autre malgré tout.

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220317 AOSS

PAUSE CAFE : Spéciale Mars des Femmes avec Cat de l’association Titanes et Kim de la librairie Notre temps autour de leurs coups de coeur livres féministes et non sexistes – Play list AH! Les Déferlantes ! – La chronique du Rêveur Baroque : Bill Evans Peace Piece

L’édito :

Et oui ! C’est le mars des Femmes sur Radio BLV!
Un mois particulier dans une année où la parole des femmes est de toutes les façons portée dans nos programmes.
Il m’arrive même de me dire qu’on en fait trop, qu’on inverse quasiment la tendance sur notre antenne en termes de présence féminine, qu’on enfonce le clou de façon un peu trop insistante et qu’au final il y a tout de même tant d’avancées sur l’égalité femmes hommes et sur les droits des femmes en général qu’on pourrait relâcher un peu la pression.

Et puis….
Je co-anime une rencontre avec des femmes députées européennes et je découvre que celles et ceux qui participent aux commissions des droits des femmes ou des droits sexuels et reproductifs reçoivent des menaces de mort comme Simone Veil en son temps ou sont harcelé.es sur les réseaux sociaux.
Et puis…
J’anime un atelier en collège en me faisant une joie de découvrir enfin les sourires des élèves et je découvre que bon nombre de jeunes filles ne veulent pas enlever leur masque car elles ont honte de leur visage. Les bras m’en tombent et dans le même temps j’entends un jeune élève dire à une de ses camarades ah mais t’as vu ton double menton !
Et puis…
Je découvre le programme de tables rondes autour de radios libres et je constate qu’une seule femme est invitée
Et puis…
Je tombe sur une étude de 2021 qui fait apparaître que grâce à une loi (ou à cause peut-être) on trouve maintenant 40% de femmes dans les conseils d’administration des entreprises du CAC 40, Mais seulement 3% sont PDG…

Alors forcément, ça énerve, ça crispe, ça fait rouspéter les tripes… Et j’en conclus que tant que les acquis restent fragiles et la société inégalitaire, il est nécessaire d’être volontaire et de faire une place particulière aux femmes, notamment dans les médias. Que leur expertise soit reconnue, que leur parole soit entendue, et sur Radio BLV vous êtes toujours les bienvenues pour montrer combien vous êtes pertinentes, talentueuses, combattantes et pleines d’imagination !

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220303 AOSS

PAUSE CAFE : Patrick Zambon alias KINKIN – NO SPOIL, la chronique musique de cinéma de Gaby – Des idées de sortie, de quoi aiguiser nos curiosités – La chronique du rêveur baroque – le morceau qui adoucit la journée 

L’édito

Mon dernier édito était de triste augure, comment écrire aujourd’hui quelque chose qui ait du sens face à la guerre ?

Peut-être en parlant de celles et ceux qui ont fait volte face sur leurs amitiés poutiniennes si ce ne sont des amitiés disons une certaine compréhension voir un soutien, même voilé. Celles et ceux qui sont forts en gueule mais qui après avoir joué avec les allumettes sont bien embarrassés pour justifier l’incendie.
Aujourd’hui ce sont notamment des enfants qui subissent les conséquences de nos atermoiements, de nos petits arrangements avec un dictateur ivre de pouvoir.
Je pense à tous ces humains et humaines en Syrie, en Crimée, au Mali mais aussi sous d’autres jougs pas plus ragoûtants. Ce sont les mêmes images, les mêmes conséquences pour les mêmes actes.
Aujourd’hui on se précipite le porte monnaie à la main pour pallier l’urgence, comme face à chaque catastrophe parce qu’au fond l’humain est bon. Même si l’empressement paraît plus spontané face à de potentiels réfugiés qui ont la bonne couleur de peau alors que d’autres, fuyant les mêmes barbaries n’ont pas reçu un accueil aussi chaleureux. Mais ne soyons pas chafouine, célébrons cette fraternité.
Nous sommes humains et nous répondons un peu comme un réflexe pavlovien à des valeurs ancrées profondément dans nos histoires.
La guerre est un fil rouge de l’histoire de l’humanité et je me surprends à avoir les yeux mouillés en voyant de jeunes gens de par le monde revenir dans le pays de leurs ancêtres dont certains ne connaissent que le nom pour défendre cette terre, ce peuple. Il y a une part de réaction cocardière de défense de la terre, de la patrie mais surtout il y a la défense de l’opprimé contre l’oppresseur quel qu’il soit… Et je trouve cela plutôt rassurant.
Pour autant ce qui me rassurerait vraiment serait un désarmement général, le choix d’un monde où les armes n’auraient vraiment plus raison d’être.
Apprenons à vivre ensemble plutôt que d’être en compétition.

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Jeudi 17-02-22

Pause café : Coup de cœur de libraire spécial vacances avec Catherine de la librairie l’Ecriture à Chabeuil – LES CHRONIQUES FRÉNÉTIQUES DE MILO BATIE – Des idées de sortie, de quoi aiguiser nos curiosités, des places de concert à gagner – La chronique du rêveur baroque – le morceau qui adoucit la journée 

L’édito

Ca sent le printemps… Si si je vous assure !
Dans les champs les premiers bourgeons poussent leur tête aux branches des abricotiers et j’ai même vu hier une minuscule fleur de prunier éclose. Après un vrai hiver avec du joli froid qui dure, la nature semble trembler sous son hivernage. Si vous tendez l’oreille vous pourrez l’entendre secouer les dernier frimas et épousseter les souvenirs de gelées.
Cependant Il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué dit-on mais on a envie d’y croire et d’ailleurs qui a encore envie de tuer un ours ? On a plutôt envie de le voir s’ébattre sur la banquise l’ours ou rouler ses muscles sous la fourrure dans de belles forêts…
Enfin ça dépend où et ça dépend de quel ours on parle…
Il est des contrées où on aimerait le voir un peu moins l’ours russe, voire même plus le voir du tout. Des steppes d’Ukraine au désert malien on s’en passerait bien de l’ours, on préfèrerait le voir rester danser sur la Place rouge. Autrefois les montreurs d’ours étaient très prisés sur les places de villages où chacun s’ébaubissait devant les tours de la bête domestiquée. Ils pouvaient tout à loisir narguer cet animal si effrayant à l’état sauvage. Mais nul ne prenait vraiment conscience de ce que l’ours avait enduré sous le joug de celui qui le tenait en laisse. Et l’ours russe aujourd’hui répond à un maître qui lui tient la chaîne serrée court et qui n’a de cesse d’élargir son troupeau. On imagine que les méthodes utilisées sont différentes mais ne nous y trompons pas si le numérique et les réseaux ont remplacé la badine et le mors, la ruse, la défiance et le déni de liberté restent d’actualité…

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Jeudi 10-02-22

L’impro à la radio ! avec Jany Garel – LES CHRONIQUES FRÉNÉTIQUES DE MILO BATIE – La deuxième partie de NO SPOIL spéciale Césars 2022 – La chronique du rêveur baroque avec qui nous claquerons des doigts aujourd’hui – Des idées de sortie, de quoi aiguiser nos curiosités, et nous terminerons par le morceau qui adoucit la journée

L’édito

Betty Davis est morte d’un cancer hier à l’âge de 77 ans.
Encore une morte allez vous me dire mais je ne pouvais pas ne pas la saluer.
Partout on parle d’elle comme étant la seconde épouse de Miles Davis mais c’était avant tout une sacré nana et une grande dame de la funk.

Pour clore le chapitre Miles Davis, il dit d’elle dans son autobiographie « Betty a été une grande influence sur ma vie et sur ma musique.Elle était vraiment branchée sur la pop music d’avant-garde. Elle m’a fait découvrir la musique de Jimi Hendrix puis Jimi lui-même ».
Arrivée à New York en qualité de mannequin, elle s’est rapidement mise à chanter et faire de la musique. John McLaughlin, Larry Graham, Robert Palmer ou encore Marc Bolan lors de son passage londonnien font partie des nombreux musiciens avec qui elle a travaillé sans pour autant rencontrer le succès public.
Sans doute des choix de vie et un caractère bien trempé n’ont-ils pas aidé mais on peut aussi se dire qu’elle était un poil trop subversive pour rencontrer le public. Des textes cash, souvent transpirant le sexe de façon frontale, sans concession avec la morale. Et ce qui donnait aux hommes une aura sympathique et virile, donnait aux femmes une image de catin. même dans les années 70.
On en revient toujours là, le corps des femmes et l’endroit où elles sont censées être. S’ il était mis en scène ou en musique par des hommes, les choses étaient différentes. Qui aurait dit de Jane Birkin qu’elle était une garce ? Et même si les ligues de morale trouvaient que Mick Jagger était une âme perdue son hypersexualisation n’a fait que jouer en sa faveur auprès de centaines de milliers de fans.
S’affranchir de toute pudeur pour chanter, écrire ou dire le sexe, le plaisir, le corps, le désir dans ce qu’ils ont de plus animal, de plus primal, restait problématique pour une femme.
Les choses évoluent et Virginie Despentes, Maïa Mazaurette ou Alina Reyes dans des styles et modes d’expression très différents portent la parole des femmes sur leur sexualité. La pôle dance fait fureur, les réseaux sociaux sont bourrés de sexe de consommation, au milieu de tout ce bruit, on peut se questionner tout de même sur ce qu’il en est de notre désir, de notre plaisir, et du sexe devenu une sorte d’injonction répondant à des codes et des normes qui correspondent toujours finalement à un imaginaire masculin.

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Jeudi 03-02-22

PAUSE CAFE : Emilie LLAMAS musicienne et chanteuse du duo Lune et l’autre – NO SPOIL ! La chronique musique et cinéma de Gaby – La chronique du rêveur baroque – Des idées de sortie, des places de spectacle à gagner, de la musique à découvrir et nous terminerons par le morceau qui adoucit la journée qui nous emmènera au Brésil

L’édito

René de Obaldia est mort. 103 ans c’est un bel âge pour mourir.

Si je vous parle de René de Obaldia c’est parce qu’il était poète autant qu’auteur de théâtre. Un inventeur de langue. Et chacun sait que la langue c’est bien pratique et délicieux.
Avec les titres de René de Obaldia on invente un monde où Monsieur Klebs et Rozalie vont à un banquet de méduses et dégustent Endives et Miséricorde. Un monde où Dans une Petite suite poétique résolument optimiste, le satyre de La Villette écoute le vent dans les branches de sassafras sur le dos de la jument du capitaine. Quel bonheur de batifoler dans ce monde sans contrainte sinon celle de laisser place à l’imaginaire.
La poésie libre nous absout de toute forme de prêt à penser. Inventer, imaginer, construire au petit point de nouvelles formes, et faire rouler les mots en bouche, les faire claquer sous le palais, éclater comme des cerises mûres. Ca éclaircit l’esprit….
Quand on écoute nos candidats et candidates aux élections présidentielles on se dit qu’il y aurait bien besoin de mettre un peu de poésie dans leurs discours…
Si au lieu de batailles d’ego et de listes de promesses dont on sait qu’elles ne seront pas tenues, on se lançait des défis d’imaginaire ? Une battle de poésie comme grand débat. Au moins ça aurait de la gueule et on rêverait un peu. Car pour le moment entre les vitupérations délirantes de certains et certaines, le mépris d’autres pour celles et ceux qui ont tenté d’exprimer une opinion, la férocité et les canines laissant des traces sur le plancher des autres, on élève pas beaucoup le débat, on cauchemarde et on finit par se sentir las et tenté de lâcher l’affaire…
Je laisse le mot de la fin à René de Obaldia extrait de la jument du capitaine : « J’interdis la télévision à mon chien. Pas question de l’abêtir ».

Ca tombe bien ici c’est de la radio et je vous propose de danser pour se secouer, danser pour la liberté de poéter en rond avec Dowdelin et son titre Tan Nou une ode à la résistance contre toutes les formes possibles et imaginables d’oppression.

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Jeudi 20-01-22

PAUSE CAFE : Laurent Cockelaere, Directeur du JAV – LES CHRONIQUES FRENETIQUES DE MILO BATIE – La chronique du rêveur baroque – Des idées de sortie et des places de spectacle à gagner – le morceau qui adoucit la journée

L’édito

Un édito un peu plus personnel aujourd’hui puisqu’on parle enfin d’endométriose ailleurs que dans les associations de soutien aux femmes atteintes de cette maladie.
Il n’est que grand temps.
Pour ma part, il m’a fallu attendre l’âge de 40 ans pour avoir un diagnostic posé sur des années de souffrance, de règles hémorragiques et de difficulté à mener une grossesse à terme. Je remercie d’ailleurs le vieux gynéco qui s’occupait de moi d’avoir fait son métier avec passion et compassion.
Non la douleur n’est pas normale, non nous ne devons pas nous résigner à subir intervention sur intervention ou prendre des traitements hormonaux aux conséquences lourdes. Les recherches doivent être menées pour trouver des traitements acceptables et efficaces.
On entend souvent que les hommes ne sauraient résister à la douleur de l’accouchement. Je dirais qu’en général les femmes vivent la douleur et la maladie avec une force et un courage qui me laissent admirative. Mais accepter cette assertion c’est aussi accepter que finalement l’adage “tout ce qui ne tue pas rend plus fort” est à cultiver… Ce qui est révoltant.
La maladie est une chose, la douleur en est une autre. La maladie est une réalité que l’on peut combattre, avec laquelle on peut interagir. La douleur vous enlève toute dignité, elle vous colonise, elle vous ôte toute capacité à raisonner.
Non les femmes pas plus que les hommes n’ont à accepter de vivre la douleur, en plus du combat contre la maladie quelle qu’elle soit.

Je vous propose de regarder autour de nous, de prendre le temps de regarder ces femmes de tous âges qui font face, à leur manière, souvent solitaires. A vous toutes, connues ou inconnues, amies ou passantes je vous adresse un sourire, une accolade, un regard d’immense respect et de tendresse infinie.

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Jeudi 13-01-22

Jany Garel, Sans filet ! L’impro à la radio – Les chroniques frénétiques de Milo Batie – La chronique du rêveur baroque – Des idées de sortie et des places de spectacle à gagner et nous terminerons par le morceau qui adoucit la journée

L’édito

Il ne faut enseigner que le français à l’école.

Vous ne rêvez pas, ce n’est pas le teaser d’une série ou d’un film d’anticipation ou de dystopie d’une quelconque plateforme, nous sommes en 2022 et un candidat à l’élection présidentielle de notre pays déclare (entre autres absurdités et provocations je vous l’accorde) qu’il faut bannir l’enseignement de l’anglais à l’école primaire. Vous noterez l’utilisation du terme bannir. Il fleure bon son ancien temps. Lequel on ne sait pas trop car à force d’en appeler à ce bon vieux temps, cet avant, ou encore un autrefois sans référence temporelle on finit par diluer totalement toute référence. Donc il s’agit de revenir aux fondamentaux, lire et calculer. Bases qui ne me semblent pas avoir été balayées de l’enseignement… D’ailleurs pour apprendre une langue, lire est un préalable assez pratique… De nombreuses études ont démontré que l’apprentissage d’une seconde langue dès l’enfance et l’apprentissage de langues en général, permet de développer des capacités cognitives positives. Mais pour d’aucuns il ne s’agit pas de nous permettre d’évoluer, de permettre aux enfants d’aujourd’hui et de demain de devenir des adultes pensants, capables d’interactions et de faire valoir leur libre arbitre. Il s’agit bien plutôt de fabriquer de bons petits français qui reprendront la devise travail famille patrie avec fierté. Vous remarquerez que je ne parle que de citoyens car les filles devront retourner là d’où elles n’auraient jamais dû sortir leur cuisine et la chambre des enfants ! Bref, le sujet n’est pas là mais bien dans ce que signifie de réduire les apprentissages linguistiques. Il suffit de voyager un peu pour prendre conscience de l’importance de connaître au moins deux langues, de la liberté que cela offre. Se rendre compte aussi à quel point nous sommes mauvais dans ces apprentissages nous français et françaises. Connaître d’autres langues que sa langue maternelle c’est se donner la chance de pouvoir échanger sans filtre avec d’autres cultures, aller sur un marché ou au cinéma dans un pays étranger, se mélanger avec d’autres humains et humaines avec pour seul risque d’en ressortir plus riche, plus éclairé… Alors n’en déplaise aux chantres de la nostalgie d’une réalité qui n’a pas existé, vive les langues, vive la découverte, vive l’enseignement, vive la curiosité et vive celles et ceux qui nous permettent d’apprendre et qui aujourd’hui sont dans la rue ! Je leur dédie le morceau qui fait bouger de ce jeudi 13 janvier 2021 C’est les londoniens de The Vaccines et que vous le soyez ou pas bougez vos corps sur ce Back in Love City !

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Jeudi 06-01-22

Bonne année !!

Qu’est-ce qu’il y a dans la malle de Lise ? Les conseils de Lise de l’Etincelle – NO SPOIL ! La chronique musique et ciné de Gaby où il est question d’araignée – La chronique du rêveur baroque « Einstein on the beach »- Les idées de sortie et des places de spectacle à gagner – Le morceau qui adoucit la journée

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Jeudi 16-12-21

Spéciale Noël !
Un conte de Joëlle – LES CHRONIQUES FRENETIQUES DE MILO BATIE “L’enfer du décor” – La chronique du rêveur baroque « Yoddle » – Quelques Idées sorties pour cette fin de semaine et donc une playlist spéciale Noël !

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Jeudi 09-12-21

Spéciale “Trans Musicales de Rennes” découverte jeune scène autour du monde – 2
Edito – Le morceau qui réveille – Sans filet ! L’impro à la radio avec Jany Garel- Les chroniques frénétiques de Milo Batie « S’agiter avant de s’asservir » – Idées sorties – Le rêveur baroque « Recettes de fête » – le morceau qui adoucit la journée

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Jeudi 21-12-02

Spéciale « Trans Musicales de Rennes » découverte jeune scène autour du monde
Le morceau qui réveille – Pause café François Héran – NO SPOIL ! la musique au cinéma par Gaby ( The french dispatch) – La chronique du rêveur baroque qui nous fait prendre la route des vacances – Quelques idées sorties pour cette fin de semaine – le morceau qui adoucit la journée

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Jeudi 21-11-25

Pause café live avec Emilio autrement nommé le cowboy d’appartement musicien, DJ, et compositeur – Idées sorties pour cette fin de semaine – chronique du rêveur baroque, où il sera question d’eau vive… – morceau qui adoucit la journée

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Jeudi 21-10-21

Pause café live avec Franck Mercier le guitariste de My Velvet Soul – Idées sorties – Coup de cœur musique Maïa Bahrouh – Le plein de bouquins avec la librairie L’écriture de Chabeuil

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Jeudi 07-10-21

Edito de rentrée – Vicken Cheterian, journaliste pour conférence au CPA, interview de Timothé Rouvière – Coups de coeur musique – Idées sorties et médiathèques

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2020-2021

Jeudi 01-07-2021

Dernière de la saison spéciale impro à la radio avec Les Survoltés – Pause café avec Yves de Lamastrock pour évoquer un joli festival à déguster en Ardèche cet été Dézarts Déziks – la chronique du rêveur baroque

Podcast – téléchargement

Jeudi 20-06-10

Pause café avec PRAC6 Fahd et Elie – Jeu de ferme en ferme – Du côté des médiathèques – Les chroniques du rêveur baroque

Podcast

Jeudi 20-05-21

Pause café avec Gwen Soli – les RDV de fin de semaine, le retour – Chronique du Rêveur baroque sex, food and music !

Podcast

Jeudi 06-05-21

Sans filet ! L’impro à la radio avec Leeland des Survoltés : On m’a jeté un sort – Du côté des médiathèques… – Et sinon … DE LA MUSIQUE ! Des nouveautés, des découvertes, des coups de cœur, des vieux trucs et pour finir le morceau qui adoucit la journée

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Jeudi 29-04-21

Pause café avec Ha Tom – Chronique musique Dédé Saint Prix – Les chroniques du rêveur baroque – Le morceau qui adoucit la journée

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Jeudi 22-04-21

Pause café spéciale Oscar passe Tim au tamis de ses questions sur sa passion pour la composition de musiques de films – Sans filet ! L’impro à la radio avec Leeland des Survoltés sur « La revanche du papillon » – Les chroniques du rêveur baroque et Le morceau qui adoucit la journée !

Podcast émission

Jeudi 15-04-21

Impro téléphone ! Avec Leeland des Survoltés qui partage la scène en principe avec Jany quand scène il y a ! – Musique Focus Joao Selva album NAVEGAR – La valise aux livres de Lise et Robin, de la librairie L’étincelle – Le morceau qui adoucit la journée

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Avec ou sans sucre ? Jeudi 1er avril 2021

Pause Café avec Sarah Matry-Guerre, danseuse et chorégraphe pour le festival Solid Air consacré à la création contemporaine international de et autour de la danse – Le projet Damon Locks et le Black Monument Ensemble – La chronique du Rêveur Baroque sur Lotte Reiniger et les papiers découpés – Sandra Nkaké et le JAV Contreband pour Jazz sur le Grill 2021.

Podcast émission

Jeudi 04-03-21

On parle de e-sport,  avec Tewfik créateur du HUB e-sport de Valence, Achille, notre stagiaire de 3ème de la semaine, nous plonge dans l’univers des musiques de film fantastiques, on parle aussi MARS DES FEMMES, une histoire du Rêveur Baroque et les 30 ans de la mort de Gainsbourg…

Podcast émission 

Jeudi 25-02-21

Le 11 février c’était La Journée internationale des femmes et des filles de science pour favoriser et accroître la participation des femmes et des filles dans les domaines scientifiques.

4 des stagiaires de 3è que nous avons accueilli ont réalisé des portraits de femmes scientifiques nous allons en parsemer cet « Avec ou sans sucre »

Podcast

Jeudi 04-02-21
On adore lire par les oreilles, même de la BD ! Et quand ça démarre par une des plus célèbres mystifications de la radio on se pourlèche ! Laurent Galandon sera avec nous pour parler de A Fake Story sorti chez Futuropolis, à déguster sans attendre et sans modération !
Jeudi 28-01-21
On met le live dans le studio de Radio BLV avec LaForest ! Fabrice Bouillon-LaForest est avec nous, avec ses instruments, sa voix et son talent pour partager un moment précieux de vibrations in vivo. Fermez les yeux et soyons à l’unisson.
Jeudi 21-01-21

Podcast

Jeudi 14-01-21

Podcast

Jeudi 07-01-21

Podcast

2020

201027 AOSS

Podcast

Pause Café avec Carole Joffrin et Neda Cainreo pour « Bourriques ! »

Mardi 20-10-20

Podcast émission

Pause café : Fanny Duret – Hercule Poivron et Cie

Jeudi 15-10-20

Podcast

Mardi 13-10-20

Podcast

Mardi 06-10-20

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Mercredi 30-09-20

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Jeudi 24-09-20

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Mercredi 23-09-20

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Mardi 22-09-20

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Jeudi 17-09-2020

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Mercredi 16-09-2020

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Mardi 15-09-2020

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